21.03.2010

Insecticide fée mains

Eloignez les insectes et éradiquez les parasites tout en préservant l’environnement. c’est possible !

Confectionnez vous-même purins et barrages, à l’aide d’ingrédients 100 % naturels trouvés ça et là dans la nature ou dans votre quotidien.

Faîtes aller les taupes chez votre voisin :  Si vous voulez protéger votre pelouse des taupes et en finir avec les ravages qu’elles provoquent, vous n’avez pas besoin de les tuer. Utilisez des boules de naphtaline ou des cheveux enroulés en boule et disposez-en dans les trous de taupe. Gênées, elles vont déguerpir. Les poils de chien les embêtent également.

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Mais si elles ne vous gène pas vraiment, récupérer la motte de terre, cette terre est si fine qu'elle complètera aisément vos potées fleuries.

Pour combattre les pucerons, confectionnez du purin d’ortie : faites macérer 1,5 kilo de feuilles d’orties finement hachées, venant jeunes de pousses, dans 10 litres d’eau. Filtrer la solution après 2 semaines. Diluez le purin obtenu dans de l’eau sur la proportion de 1 mesure de purin pour 10 mesures d’eau. Pulvérisez finement ce mélange sur les feuilles.

cocci.jpgLes coccinelles à sept points sont également des prédateurs naturels des pucerons. Elles ont la faculté d’ingurgiter des centaines de pucerons par jour.

Les plants de sauges officinales et de capucines les font également fuir.

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Afin d’éloigner les limaces et escargots de vos plantes, disposez à côté de celles-ci une soucoupe de bière dans laquelle vous aurez ajouté un peu d’eau. Les limaces risqueront de s’y noyer si elles y goûtent.

Mais le mieux c'est de faire des barrières naturelles composées de coquilles d'oeufs, de marc de café, du sable, de la cendre, de la sciure, des paillettes de lin, autour des plantes. Ne pouvant pas les franchir, les limaces et les escargots changeront d’itinéraire.

Pour éradiquer l’oïdium des plantes, pulvérisez du soufre sur les plantes ou bien de la bouillie bordelaise, mais le mieux c'est de pulvériser du purin de prêle sur les plantes atteintes par les champignons ou encore du lait !

Le lait a des propriétés fongicides naturelles. Diluez du lait écrémé dans de l’eau à raison d’une mesure de lait pour 9 mesures d’eau. Pulvérisez la solution sur les plantes. Les proportions doivent être gardées sinon d’autres champignons apparaîtront. L’utilisation du lait écrémé est conseillée, pulvériser du lait entier sur les plantes laissera une odeur nauséabonde.

Contre les chenilles, cultivez de la menthe, de la sauge ou du fenouil aux côtés des plantes à protéger, tels que les choux. Les papillons s’en éloigneront, préservant en même temps vos légumes des chenilles.

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Contre les fourmis, laissez des quartiers de citron moisir à l’air libre et disposez-les à différents endroits. Le marc de café empoisonne aussi les fourmis. Les graines de piment rouge les font également fuir.

Pour combattre les cochenilles, imbibez une éponge de bière et utilisez-la pour essuyer toutes les feuilles. Sinon diluez un demi-volume de liquide vaisselle dans un volume d’alcool à 70° et pulvérisez le mélange sur les plantes.

L’odeur du marc de café permet de lutter contre les nématodes et les mouches de la carotte. Quand vous semez vos carottes, ne pas hésiter à y incorporer votre marc de café du petit déjeuner, qui aidera la carotte à pousser et à lutter contre ses prédateurs ...

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Finalement une fois que vous aurez mis en place toutes vos barrières, que votre marc de café stocké durant tout l'hiver sera réparti partout autour de vos plantations, éduquez votre voisin ... car il risque d'être quelque peu envahi et moins gentil que vous !

 

 

Le lait citoyen

Il y a eu un mouvement sans précédent en Europe car 14 pays ont emboîté le pas des français pour lutter contre la dérégulation du marché du lait. Tous les spécialistes avaient convenu qu'une grève du lait n'aurait aucun impact économique, vu l'abondance de produits sur le marché.

Mais il est vrai que l'opinion publique, donc NOUS, a fait la moue en voyant ces milliers de litres de lait ainsi gaspillés.

Cette symbolique a été forte.

Jamais les médias n'ont diffusés autant de dépêches relayant les propositions des producteurs de lait indépendants, appuyés par la Coordination Rurale et la Confédération Paysanne.

eleveurs_laitiers_de_france_logo.pngDepuis le 21 Septembre, les briques de lait produit, collecté et transformé en France porteront le logo "Eleveurs laitiers de France"

A l'initiative de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL), ce logo entend inciter les consommateurs à choisir le lait français.

Mais pourquoi cette crise ?

C'est surtout le marché du lait de consommation "premier prix" dont les exportations ont baissé de 21% en 2009 alors que la France en a importé +41% essentiellement en provenance d'Allemagne !!! En cause : l'écart entre le prix du lait français (272 euros/tonnes en moyenne pour du lait standard) et celui payé aux éleveurs allemands (230 euros/tonnes). Que fait l'Europe ?

Dans un premier temps, les autorités européennes rejettent cette démarche de label, voyant en général d'un mauvais oeil la promotion d'un produit sur sa seule spécificité nationale.

 

La société Orlait, principale société de commercialisation du lait en France, est la première à rejoindre l'opération de la FNPL. Roger Beguinot, son PDG, a annoncé que l'entreprise avait décidé de créer «une marque militante», nommée «J'aime le lait d'ici», dont les briques de lait porteront le logo «Eleveurs laitiers de France».

lelaitdici.jpg

Si l'on ne fait rien, il y a le risque de voir disparaître ce milliard de litres de lait au bénéfice de lait importé, ce qui pourrait entraîner la fermeture en France de 7 à 8 laiteries ce qui représente quelque 2500 à 3000 emplois.

Adoptons nos gestes, choisissons le lait citoyen, même si celui ci est encore aux mains des gros industriels.

Cependant, il existe une toute petite alternative : des distributeurs de lait

distributeurlait.jpgIls ont commencé à s'implanter un peu partout en France sur des parkings de supermarché ou dans des centres-villes. Il y aurait entre 30 et 50 installations en fonctionnement.

La motivation principale est de valoriser le lait et de pouvoir pratiquer la vente directe, moins coûteuse en temps et en installations que celles nécessitant une transformation à la ferme.

Mais voilà, alors que l'engouement a gagné beaucoup d'éleveurs, l'administration française, plus précisément la DRIRE, a posé son véto en mai dernier ! Mais de quoi je me mêle ! La Drire invoque une directive européenne qui concerne les appareils de distribution de liquides.

La Drire a interdit les installations parce qu’aucune n’avait d’homologation. Jusqu’à maintenant, aucun distributeur fabriqué en Europe ne répond à cette directive. Cependant, l'Italie, le Royaume-Uni, la Suède où les distributeurs de lait sont déjà bien connus, ont des dérogations à cette directive européenne pour les distributeurs de lait.



19.03.2010

Tomate à tout prix

Nos habitudes de consommation ne sont pas sans conséquences.

Ainsi, dans un kilo de tomates, en hiver, on trouvera : un goût insipide ; l’exploitation féroce, en Espagne, des immigrés ; celle de chauffeurs routiers venus de l’Est ; la pollution produite par leurs camions ; les profits de la grande distribution ; et, in fine, une réflexion sur… la mondialisation des échanges commerciaux.

Le Monde Diplomatique Par Aurel et Pierre Daum relayé par Adélaïde Vegane sur Facebook

serresalmeria.jpgDES SERRES ESPAGNOLES AUX ASSIETTES FRANÇAISES

TOUS LES ANS, c'est la même chose. A partir d'octobre, les tomates de pays, c'est-à-dire produites localement, disparaissent peu à peu des étals des marchés et supermarchés d'Europe de l'Ouest, pour laisser place à un seul produit : la tomate espagnole (1)

Dure, croquante ou farineuse, sans véritable goût, et qui, au lieu de finir de mûrir dans votre corbeille à fruits, reste pâle et pourrit très vite.

«Les Français veulent manger des tomates toute l'année, et même en plein hiver, constate Robert C. (2), responsable des fruits et légumes dans un hypermarché Carrefour du sud de la France. Donc, nous fournissons!»

Or, comme les Allemands, les Britanniques, les Néerlandais, les Polonais et d'autres, les Français refusent de payer leur kilo de tomates à un prix supérieur à 2 euros, même pendant la mauvaise saison. La solution à cette contradiction agronomique - les faire pousser en hiver - et économique - réussir à les produire pour moins de 50 centimes le kilo, afin qu'elles arrivent a moins de 2 euros sur les étals - a été trouvée dans une minuscule région d'Andalousie, Aimera, coincée entre la Méditerranée et l'imposante sierra de Gâdor. Une région qui combine le taux d'ensoleillement le plus élevé d'Europe avec la main- d'œuvre la plus mal payée.

Le promeneur de passage dans ces lieux autrefois désertiques, qui servirent de décors naturels à quelques-uns des plus fameux westerns-spaghettis (3), ne peut qu'être frappé par le spectacle de milliers de serres en plastique, certaines bâties comme des forteresses, d'autres à moitié déchirées et battues par les vents. Combien y en a-t-il en tout? Trente mille environ, disposées à touche-touche sur trente à quarante mille hectares. Des dizaines de milliers d'immigrés, dont une bonne partie sans papiers, y travaillent afin de fournir en permanence des fruits et des légumes aux consommateurs européens (4).

serresalmeria2.jpgSelon M. Juan Carlos Checa, chercheur au laboratoire d'anthropologie sociale de l'université d'Almeria, « on peut estimer le nombre d'ouvriers agricoles dans les serres à cent dix mille, dont quatre-vingt à quatre¬vingt-dix mille étrangers. Parmi eux, vingt mille à quarante mille sont illégaux» - marocains (50 %), subsahariens, latino-américains et roumains.

En France, pour une journée de huit heures, l'ouvrier agricole perçoit 55,40 euros net. Avec les cotisations sociales, il coûte à son employeur 104 euros. A Almeria, les journaliers ne perçoivent que 32 à 37 euros, même si le salaire minimum officiel s'élève, lui, à 44,40 euros net (5). Et, comme ils sont rarement déclarés, ils ne coûtent rien de plus à leur patron.

Les mieux lotis de ces immigrés vivent entassés à quinze dans de petites HLM. Ceux qui ont moins de chance se retrouvent dans ce que l'on nomme ironiquement des cortijos, cabanes de parpaings sans eau ni électricité, utilisés normalement par les propriétaires agricoles pour stocker leurs réserves de produits chimiques (6). Les plus miséreux tentent de survivre dans des chabolas, baraques construites de planches et de morceaux de plastique, dans les endroits les plus inaccessibles - et les plus cachés - au milieu des serres. «J'ai de la chance, nous explique dans un mauvais espagnol AI-Mehdi, 23 ans, venu de Tétouan, au Maroc, le patron est sympa, il ne m'a pas demandé si j'avais des papiers.,> Le lieu est lugubre, sans fenêtre, ni eau potable, ni électricité, ni chauffage. Des bonbonnes de sulfate sont entassées dans une pièce voisine. « C'est moi qui le répand, avec un masque. » AI-Mehdi n'a qu'un seul employeur, le propriétaire des deux serres attenantes. Il gagne 33 euros par jour, pour huit à dix heures de travail, «mais seulement les jours où il y a du boulot». II est content, « car l'été, quand il n'y a pas de travail pendant deux mois, le patron me permet de continuer à habiter ici,,.

Ces sin papeles (sans-papiers), l'Europe en entendit soudain parler lorsque, dans les premiers jours de février 2000,
le meurtre d'une jeune femme espagnole par un déséquilibré marocain entraîna trois journées de folie raciste à El Ejido. Des milliers d'Espagnols poursuivirent et attaquèrent à coups de barre de fer le moindre Moro (le Maure, le Marocain), dans les rues, les bars et les commerces. Ces violences firent cinquante-quatre blessés, dont une vingtaine de policiers espagnols et autant d'immigrés.

Depuis? «La situation n'a pas changé, voire a empiré», soutient M. Spitou Mendy, responsable du Syndicat des ouvriers agricoles (SOC) pour la région d'Almeria. Chaque année, des migrants sont retrouvés assassinés dans les chemins, au milieu des serres. La police enquête à peine, les coupables ne sont jamais retrouvés.

« Les produits les plus dangereux restent invisibles »


Ingénieur technique de Casur, la plus grande coopérative agricole d'Almeria, M. Isidoro Martinez nous fait visiter avec fierté son usine.

Ses clients s'appellent Carrefour en France, Netto en Allemagne ou au Danemark, Lidl dans toute l'Europe. A peine arrivée, chaque tomate passe dans un lavoir automatique, avec jets d'eau, détergent, brosses tournantes et ventilateurs séchants à air chaud, afin, nous explique notre guide, «d'enlever toute trace superficielle de cuivre ou de soufre, qui risquerait de rebuter le consommateur». Avant d'ajouter, un sourire aux lèvres : «Mais, en vérité, les produits les plus dangereux restent invisibles, sous la peau. »

Une fois rangées selon la qualité et le calibre, les tomates, installées sur des palettes, passent une ou deux journées dans une chambre froide jusqu'à ce que leur température descende à 10 °C, puis sont chargées dans des semi-remorques réfrigérés, prêts à s'élancer dans toute l'Europe. En pleine saison, de décembre à février, le nombre de camions quittant la région peut s'élever à cinq cents par jour! Mille neuf cents kilomètres séparent Almeria de Paris (deux jours et demi de route, en comptant les pauses obligatoires); deux mille trois cents pour Londres (trois jours et demi); deux mille sept cents pour Berlin(quatre jours et demi); trois mille trois cents pour Varsovie (cinq jours). « Vu le nombre de jours écoulés entre la cueillette et l'arrivée en supermarché, c'est-à-dire entre cinq et huit jours, nous n'envoyons que des tomates encore vertes», poursuit M. Martinez, en nous présentant un éventail de couleurs, du plus vert au plus rouge, numérotées de un à dix. «Si le client à Londres veut du huit, je lui envoie du quatre. » Simple changement de couleur. Car, contrairement à la banane, à l'avocat ou au kiwi, la tomate ne mûrit plus une fois cueillie.

tomates_hs.jpgLe lendemain soir, départ dans un semi-remorque - vingt-six palettes au total, représentant quinze tonnes de chargement. Destination, la plate-forme logistique Carrefour de Béziers, un de ces gigantesques hangars situés en général à l'abri des regards, dans lesquels sont déchargés les produits, avant d'être rechargés quelques heures plus tard en direction des supermarchés et hypermarchés des alentours. Le chauffeur s'appelle Antonio Pacheco Sânchez. Il a 47 ans, dont trente-quatre années passées sur la route. «J'ai commencé à 13 ans, assis à côté de mon père. Je lui lisais la carte. A 16 ans, je le relayais la nuit, parce qu'il y voyait mal. » Le camion, un superbe Volvo, semble tout juste sorti d'usine. «Pour un véhicule comme ça, il faut compter dans les 150000 euros», explique M. Sânchez avec fierté.

Avant le départ, un de ses supérieurs, M. Andrés Valverde, directeur commercial chez Carrion, premier transporteur d'Almeria - avec une flotte de quatre cents camions -, nous précise que, pour le trajet, les quarante-cinq litres de gazole utilisés tous les cent kilomètres (afin d'alimenter deux moteurs, celui du camion et celui du frigo) «représentent environ le tiers du coût global du transport» : 5 centimes par kilo de tomates, pour livrer par exemple en région parisienne, sur les 15 centimes réclamés par la société de transport. «Mais la grande distribution exerce sur nous une pression épouvantable, lis veulent toujours des prix moins élevés. Beaucoup de sociétés de transport d'Almerla ont déjà mis la clé sous la porte. Je ne sais pas comment cela va se terminer »

Peut-être en remplaçant le transport routier par le maritime, notamment avec le démarrage du nouveau port de Tanger, au Maroc, qui pourrait mettre en danger l'agriculture andalouse. D'où le projet d'ouverture d'une ligne Almerfa-Dunkerque, actuellement à l'étude. Ce transfert vers le maritime est en pleine expansion, soutient M. Jean-Claude Montigaud, ancien chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Montpellier, spécialiste de la logistique du transport des fruits et légumes. Nous allons assister, dans les prochaines années, à une redistribution complète des cartes dans le bassin méditerranéen. Des zones qui croient être bien situées seront progressivement rayées de la carte. »

Pour l'instant, les camions sillonnent les autoroutes. Pressées par leurs clients, certaines sociétés de transport ont trouvé une solution : profitant de l'absence d'homogénéisation européenne des législations nationales concernant le transport routier - par définition transnational -, elles recourent à des chauffeurs d'Europe de l'Est, extracommunautaires payés à des tarifs deux à trois fois inférieurs. Le salaire mensuel d'un routier espagnol varie entre 2 500 et 3 000 euros. Celui d'un Ukrainien peut descendre à 1 200 euros.

En 2002, la faillite de l'entreprise luxembourgo-autrichienne Kralowetz GmbH (7) met en lumière ces pratiques. A l'époque, la combine consistait à créer, à Sofia ou à Kiev, un bureau permettant d'embaucher des chauffeurs en contrats «locaux ». Même si, de facto, ces hommes travaillaient sur les autoroutes de l'Europe de l'Ouest. Porte-parole du Syndicat autrichien des transports, M. Franz Fischill affirmait alors que «80 % des chauffeurs employés par les compagnies autrichiennes de transport sont dans l'illégalité (8) ».

Qu'en est-il à présent? «On trouve sur les routes de plus en plus de chauffeurs bulgares ou ukrainiens», nous révèle M. Sânchez, lors d'une pause «souper», à 3 heures du matin, dans un relais routier, quelque part entre Valencia et Castellôn de la Plana. A notre table est assis un de ses vieux copains, routier lui aussi, M. Francisco Paco. Celui-ci s'autorise plus d'explications : «Beaucoup d'entreprises virent leurs anciens chauffeurs et embauchent des Ukrainiens. J'en connais certains, ils me racontent.., Il faut bien qu'ils s'en sortent, alors ils trafiquent. Par exemple, ils revendent leurs pneus neufs et les remplacent par des vieux, qu'ils usent jusqu'à la corde. Ou, dans les cas extrêmes, sur les grands parkings de routiers, pendant que tu dors, ils te siphonnent le réservoir ou te piquent un pneu. » Certains, rémunérés au kilomètre parcouru, en effectuent un maximum, quitte à ne pas respecter les pauses obligatoires. Pneus trop usés, chauffeurs fatigués... Le danger sur la route s'en trouve décuplé.

“II faut pouvoir les maintenir les maintenir trois jours en rayon”

Durée du transport, manipulations multiples : le succès de la tomate espagnole est intimement lié à sa dureté. «Si une palette présente des tomates un peu molles, elle est immédiatement refusée», nous explique M. Thierry B., ancien responsable des produits frais sur une plate-forme Carrefour (9). Explication de Robert C., responsable fruits et légumes dans cette entreprise : « 11 faut que les tomates arrivent très dures. Les clients les manipulent beaucoup, et nous devons pouvoir les maintenir deux à trois jours en rayon.,,

La première variété de cette tomate, résistant le plus possible au temps et aux chocs, la tomate Daniela, a été mise au point en 1989. Depuis, elle fait l'objet de nombreuses recherches, notamment afin de développer ses qualités organoleptiques - couleur, flaveur, texture, jutosité, tendreté. En France, des laboratoires comme ceux de l'INRA participent depuis longtemps à des programmes sur de nouvelles variétés de tomates, ainsi qu'à des projets d'optimi¬sation de la logistique des fruits et légumes (10). Des recherches menées avec de l'argent public et essentiellement utiles à la grande distribution.

En France, celle-ci détient 67 % des parts de marché dans le commerce de l'alimentatio
n (11) - moins qu'en Allemagne ou au Royaume-Uni, où le commerce de proximité se fait encore plus rare. Six acteurs se partagent le gâteau hexagonal : Carrefour (23,9 % de parts de marché), Leclerc (16,9 %), Intermarché (13,5 %), Auchan (11,1 %), Casino¬Monoprix (10,3 %) et Système U (9 %). En 2009, leur chiffre d'affaires cumulé a atteint 245 milliards d'euros, dont 96 milliards pour le seul Carrefour (12) !

Le consommateur qui pense éviter la tomate d'Almeria en achetant chez le primeur de son quartier s'illusionne. Vendue 3 ou 4 euros le kilo, celle-ci provient des mêmes serres, a subi les mêmes traitements et a été transportée par les mêmes camions. Pis même : «Lorsqu'une palette est refusée au cul d'un camion par une grande surface, il arrive souvent qu'on m'appelle pour me proposer la marchandise, nous avoue Joël, cadre chez Robert Hortal, une des plus importantes sociétés du marché de gros de Montpellier. En général, je la prends, ce qui me permet de faire profiter mes clients d'un bon prix. » Ses clients? Tous les magasins de détail de la ville, des plus populaires aux plus huppés.

Nombreux sont les critères utilisés par la grande distribution pour refuser des palettes : dureté insuffisante, mauvais calibre, coloration, température de sortie du camion... D'où le nombre important de tomates destinées à un supermarché qui se retrouvent en vente sur les marchés, chez le petit épicier du quartier ou du centre-ville. Ces marchés de gros sont les derniers survivants des marchés d'intérêt national (MIN), depuis l'explosion de la grande distribution. II en existe dix-huit en France, dont Rungis. «Même Rungis s'est complètement transformé, explique M. Montigaud. Aujourd'hui, on y trouve de tout : des plates-formes logistiques pour la grande distribution, des importateurs de produits très spécialisés, et quelques derniers grossistes. »

Quelle possibilité reste-t-il au consommateur? Les tomates du Maroc? Elles sont cultivées exactement de la même façon (13). N'acheter que des tomates produites dans son pays? Certes. Mais sait-il qu'aujourd'hui. rarissimes sont les tomates cultivées en plein champ - les racines dans la terre et la peau caressée par les rayons du soleil? En France, sur les six cent mille tonnes de tomates produites chaque année, 95 % ont poussé sous serre. Dont un tiers en Bretagne, dans des installations ultra¬perfectionnées - verrières chauffées au gaz été comme hiver, plans installés à cinquante centimètres au-dessus du sol, racines allongées dans d'immenses gouttières alimentées en eau et en produits chimiques par un goutte-à-goutte contrôlé par un ordinateur.

Aux Pays-Bas et en Belgique, il n'existe plus que cette culture dite « hors-sol », sous serres chauffées. La dernière solution reste peut-être de suivre l'exemple de M. Jacques Pourcel, un des grands chefs français, propriétaire du Jardin des sens à Montpellier (deux étoiles au guide Michelin) : «Moi, je ne cuisine vraiment la tomate que l'été, lorsqu'elle a poussé dans la terre, en plein champ, qu'elle a mûri au soleil, pas trop arrosée, soumise au minimum de produits chimiques. Elle devient alors savoureuse, pas trop juteuse, relevée d'une légère acidité. »

(1) Selon les pays importateurs, les tomates peuvent aussi provenir du Maroc (pour la France) ou des Pays-Bas (Allemagne et Royaume¬Uni), etc.
(2) Il a exigé que son identité et son lieu de travail ne soient pas divulgués.
(3) Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965), Le Bon, la Brute et le Truand (1966), tous réalisés par l'Italien Sergio Leone.
(4) Sur les quarante mille hectares de serres d'Almeria, neuf mille sont réservés à la tomate, auxquels s'ajoutent trois mille hectares à Murcie, un peu plus au nord. Cf. « «Origine Espagne, jusqu'où? », Végétable, n°262, Morières-lès-Avignon, décembre 2009. Les autres fruits et légumes cultivés à Almeria sont essentiellement le concombre, le poivron et la pastèque.
(5) Tel que stipulé dans le « Convenio colectivo de manipulado y envasado de frutas, hortalizas y flores de Almeria», Boletin Oficial de Almerla, n'233, 3 décembre 2008.
(6) Le cortijo est en réalité l'ensemble des bâtiments caractéristiques des grandes propriétés terriennes andalouses (comme des haciendas latino-américaines).
(7) Son fondateur, M. Karl Kralowetz, a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Luxembourg pour avoir embauché des chauffeurs clandestins qui pouvaient conduire jusqu'à trente mille kilomètres par mois.
(8) « Des routiers roulés d'Est en Ouest», Libération, Paris, 29 janvier 2002.
(9) Il travaille maintenant au marché de gros de Montpellier mais, s'exprimant sur Carrefour, il a exigé l'anonymat.
(10) Claire Doré et Fabrice Varoquaux (sous la dit. de), Histoire et amélioration de cinquante plantes cultivées, INRA, Paris, 2006, p. 695 et suivantes.
(11) Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), « Comptes du commerce 2008 » www.insee.fr.
(12) Distribook 2010 - Linéaires, Cesson-Sévigné, février 2010.
(13) Tout d'abord circonscrite au Souss, près d'Agadir, la culture de la tomate marocaine est en train de se développer de façon considérable à Dakhla, petite ville côtière du Sahara occidental. Cf. « Dakhla, naissance d'une origine», Végétable, n°262, op. cit.


Comme au XVllle siècle

Les chiffres du commerce de la tomate andalouse donnent le tournis. Depuis 1995, l'Espagne vend chaque année hors de son territoire environ 900000 tonnes de tomates fraîches, ce qui fait de ce pays le premier exportateur en Europe (et le troisième mondial, après le Mexique et la Syrie). Suivent les Pays-Bas (834000 tonnes en 2007), la Turquie (372000), le Maroc (297000), la Belgique (203000), la France (167000) et l'Italie (110000) (1). L'importance de la production de tomates aux Pays-Bas, entièrement hors-sol et sous serres, tient à trois facteurs : haute technicité, chauffage assuré par le gaz extrait dans les eaux territoriales nationales et main-d’œuvre étudiante payée au rabais.

En 2008, l'Allemagne a importé 201000 tonnes de tomates espagnoles, le Royaume-Uni 174 000, la France 152 000, les Pays-Bas 145000, la Pologne 57000, l'Italie 33000, la République tchèque 28000, etc. (2). Après la pomme de terre, la tomate est en effet le produit agricole le plus consommé en Europe. En 2007, les Grecs en ont mangé 61 kg par habitant, les Danois 32 kg, les Italiens 31 kg, les Espagnols 17 kg, les Français 14 kg, les Britanniques 8,1 kg, les Belges et les Allemands 8 kg (3). «Combien d'entre eux ont conscience que, s'ils peuvent en manger autant, c'est grâce à l'exploitation des immigrés d Almeria ? », s'interroge le syndicaliste Spitou Mendy, avant de rappeler :

«Au XVllle siècle, dans De l'esprit des lois, Montesquieu disait déjà, en parlant des plantations de canne à sucre dans les Antilles françaises "Le sucre serait trop cher si l'on ne faisait travailler les plantes qui le produisent par des esclaves. "Aujourd'hui, c'est exactement la même chose avec la tomate d Almerla !»

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(1) Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (Food and Agriculture Organization, FAO), chiffres 2007, http://faostat.fao.org
(2) Eurostat (Commission européenne), tableau des exportations de tomates espagnoles dans les pays de l'Union européenne (2004-2008), http://epp.eurostat.ec.europa.eu
(3) Eurostat, tableau de la consommation des fruits et légumes dans l'Union européenne, exprimée en kg/hab. (20002008). 
http://vegeweb.org/viewtopic.php?pid=202183#p202183 "

 

17.03.2010

Nestlé

Nestlé se dit Entreprise Citoyenne, elle se dit protectrice de l'environnement, elle dit que c'est l'une de ses obsessions et aussi l'un des axes principaux d'amélioration des performances. Elle dit que ses intérêts sont aussi ceux de la planète.

Peut-être n'a t'elle pas la même vision que nous des intérêts de la planète.

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Greenpeace dénonce Nestlé, qui contribue à la déforestation en Indonésie

Grignoter une barre chocolatée Kitkat revient à tuer un orang-outang ? Le rapprochement peut étonner mais le lien est réel. Greenpeace lance une campagne pour dénoncer l’utilisation par Nestlé d’huile de palme issue de la destruction des forêts tropicales et des tourbières indonésiennes, dans la fabrication de certains de ses produits, notamment les barres chocolatées Kitkat.

Au cours des trois dernières années, la consommation d’huile de palme du groupe Nestlé a pratiquement doublé, pour s’établir aujourd’hui à 320 000 tonnes par an. Cette huile de palme entre notamment dans la composition des barres chocolatées Kitkat. L’un des principaux fournisseurs auprès desquels le géant suisse de l’agroalimentaire s’approvisionne s’appelle Sinar Mas. C’est le premier producteur indonésien d’huile de palme.

Greenpeace a déjà alerté Nestlé à plusieurs reprises sur les atteintes très graves à l’environnement dont est responsable Sinar Mas. En décembre dernier, Greenpeace avait notamment fourni au géant agroalimentaire suisse des preuves des activités illégales menées par la compagnie indonésienne.

Pour l’instant, Nestlé fait la sourde oreille… il a fait censurer la contre pub qui passait sur YouTube mais la voici ici

http://vimeo.com/10236827

Nestlé c'est aussi Maggi ses bouillons, soupes et purées ... les céréales Fitness et Chocapic, Nestlé dessert la tablette à cuire, les yaourts La Laitière, les petits pots pour votre bébé, Herta et Davigel ...

BOYCOTTEZ CES PRODUITS ET SIGNEZ LA PETITION via Greenpeace

 

 

 

 

Une journée de 29 heures

On dit que chaque jour nous devons manger une pomme pour le fer et une banane pour le potassium.

Une orange également, pour la vitamine C et une tasse de thé vert pour drainer mais sans sucre pour prévenir le diabète.

Tous les jours nous devons boire deux litres d'eau (oui, et puis les pisser, qui demande le double du temps que vous avez perdu pour les boire.)

Tous les jours, il faut boire un Actimel ou manger un yaourt pour avoir les « L.Cassei Defensis », dont personne ne sait ce que diable ils sont, mais il semble que si on n'avale pas au moins un million et demi de ces bacilles ( ?) chaque jour, on commence à s'effilocher.

Chaque jour une aspirine, pour prévenir l'infarctus, et un verre de vin rouge, toujours contre l'infarctus. Et un autre de blanc, pour le système nerveux. Et un verre de bière, pour je ne sais plus quoi. Si on les boit tous ensemble, ça peux donner une hémorragie cérébrale, mais ne vous en faites pas, parce que vous ne vous en rendrez même pas compte.

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Tous les jours il faut manger des fibres. Beaucoup, beaucoup de fibres, jusqu'à ce que vous réussissiez à chier un pull. Il faut prendre 4 repas tous les jours, mais légers, sans oublier de mastiquer 100 fois chaque bouchée. En faisant les calculs, on perd 5 heures pour manger.

Ah, et après chaque repas il faut se brosser les dents, après l'actimel et les fibres, se brosser les dents, après la pomme se brosser les dents, après la banane, se brosser les dents et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il vous reste 3 dents en bouche, sans oublier le fil dentaire, masser les gencives, le rinçage au plax. Vos dents doivent être blanches !

Il faut dormir huit heures et travailler huit heures, plus le temps pour manger, 21.

Il vous reste 3 heures, en admettant qu'il n'y ait pas trop de trafic entre le boulot et le dodo.

Selon les statistiques, nous regardons la télé 3 heures par jour.

Déjà ce n'est pas possible parce que tous les jours, on doit marcher au moins une demi-heure ! (attention : après 15 minutes de marche faites demi tour, sinon la demi-heure devient une heure).

Il faut maintenir les amitiés parce qu'elles sont comme les plantes, il faut les arroser tous les jours. Entre Facebook et le téléphone portable, ça fait bien 1 heure par jour.

De plus, il faut se tenir informé et lire au moins deux journaux et quelques articles de revue, pour une lecture critique.

Ah ! il faut faire l'amour tous les jours, mais sans tomber dans la routine : il faut être innovateur, créatif, et renouveler la séduction, prendre le temps de se pomponner, se parfumer, allumer des bougies, séduire !

Il faut aussi le temps de passer la serpillière, mettre la vaisselle et le linge dans les machines, et on ne parle pas du temps que vous passez avec vos enfants ou votre chien ??? le mieux c'est de ne pas en avoir ...

En bref, calculez le tout et ça vous fait au moins 29 heures par jour.

La seule possibilité qui me vient en tête c'est de faire plusieurs choses à la fois : par exemple : vous vous douchez avec de l'eau froide avec la bouche ouverte, comme ça vous buvez vos 2 litres d'eau par jour et vous ne gaspillez pas. Avant de sortir vous enfournez votre brosse à dents et vous commencez à frotter. Inutile de vous rhabiller, faites l'amour avec votre compagnon/e qui pendant ce temps regarde la télé et vous raconte ce qu'il voit pendant que vous passez la serpillière, ça tombe bien vous avez éclaboussé partout et puis pour la position c'est peut être pas mal !

Il vous reste une main libre ?

Appelez un ami ou l'un de vos parents. Evitez de crier, ils ne comprendraient pas alors buvez votre verre de vin (n'oubliez pas d'enlever votre brosse à dents, vous la remettrez après).

Pendant que vous vous habillez, mangez la banane avec l'Actimel. Et demain vous changez.

Maintenant je vous laisse, parce que entre le yaourt, la pomme, la bière, le premier litre d'eau et le troisième repas de fibres de la journée, je ne sais plus où j'en suis, mais je dois aller d'urgence aux toilettes.

J'en profiterai pour me brosser les dents, pour qu'elles soient bien blanches.

Allez bonne journée !!

bonnejournée.jpg

 

 

15.03.2010

Qui n'a pas son quinoa ?

 

Tous les samedis, sur la place du marché de Challapata, en Bolivie, cultivateurs et acheteurs se retrouvent pour échanger le quinoa, la petite «graine d’or», comme on la surnomme ici (el grano de oro). Près de 40 000 familles vivent de sa culture et de sa transformation.

quinoa.jpg

Paradoxe : cet essor inquiète les spécialistes du développement durable. Quinoa real : bio, équitable, mais pas vraiment durable ?

"A ses débuts, le "bio" proposait simplement de mieux contrôler le processus de production sur une parcelle, sans jamais se poser la question de savoir s'il pouvait dégrader un territoire dans son ensemble" rappelle Sarah Métais, coordinatrice nationale d’Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) en Bolivie.

C'était exactement la même chose dans les premiers temps du commerce équitable.

Les certifications contribuent à faire monter les cours au marché de Challapata.

Cette petite «graine d’or» que l’on disait être les restes d’un repas des dieux, est devenue si chère qu’on la considère désormais comme un produit de luxe.

De nombreux Boliviens, qui ne peuvent plus se l’offrir, sont condamnés aux pâtes américaines, bien meilleur marché.

Souvent anarchique, la hausse de l'activité a entraîné la stérilité définitive de certaines parcelles, à cause notamment de l'utilisation de tracteurs, trop lourds pour une terre fragile et aride.

En outre, en Bolivie, le succès de cette culture empiète sur l'activité des éleveurs de lamas, alpacas et moutons, poursuit Thierry Winkel. Le quinoa provoque aussi des conflits territoriaux entre les différentes communautés villageoises. De plus, les systèmes traditionnels de gestion collective des terres sont remis en question, laissant place à des logiques individualistes (nous voilà en Europe !!!)

Au final, les inégalités se creusent.

Un autre paradoxe de la mondialisation et de la consommation de bio.

Sources : Libération.fr Le graine storming du quinoa
A lire aussi : Futura Sciences, et Objectif Développement Durable La Culture du Quinoa

 

 

11.03.2010

Biomania

Plus rien n'arrête la biomania qui déferle sur la France ! Du panier bio au savon au lait de jument en passant par le tee-shirt en chanvre et les ordinateurs en bambou, tout le monde veut consommer bio. C'est d'ailleurs le seul secteur à avoir échappé à la crise l'an dernier. Incroyable quand on sait qu'un panier de produits bio est en moyenne 22 % plus cher qu'un panier équivalent de produits « conventionnels » ! C'est un marché rentable, très rentable même.

Tout le monde veut aujourd'hui sa part du gâteau bio. A commencer par la grande distribution qui, selon l'UFC-Que Choisir, «a intégré ce business du «manger sain» et en profite pour augmenter ses marges» et les industriels qui s'emparent de ce marché juteux !

Prenons par exemple Danone, qui a opéré un véritable virage. Il a renoncé à accoler l'étiquette Bio sur des yaourts qui ne l'étaient pas, a racheté le premier producteur mondial de yaourts bio (un américain du nom de Stonyfield) et lancé une gamme de produits baptisée «Les 2 vaches du fermier bio» que l'on voit en ce moment à la télé qui comparés à un yaourt classique type Leaderprice, vendu 1,03 €/kg, sont 260 % plus chers !

deuxvaches.jpgOn a pourtant entendu parler de la crise du lait en France, certains fermiers vont être ruinés et nous allons manger des yaourts bio "made in USA" ???????? allons, allons est-ce bien raisonnable !

Le lait bio Français représente 1% de la collecte totale de lait, soit 234 millions de litres. Il est plus riche en vitamine E, en beta-carotène, en omega 3 et contient 60% d' anti oxydants en plus. Source Planètoscope

Il faudrait alors que nos producteurs de lait se convertissent au bio ... mais ne seront-ils pas encore plus étranglés ? Car l'agriculture bio est exigeante, encore peu subventionnée et soumise à de multiples contraintes.

La biomania peut avoir des conséquences perverses si nous n'y prenons garde.

PRIX DU LAIT.jpg

Et le consommateur se retrouve plongé dans un maquis de labels et de certifications, tous plus «verts» les uns que les autres.

Dans l'agroalimentaire, le plus connu est le Label AB, décerné à plus de 15 000 produits en fonction d'un cahier des charges fixé par le ministère de l'Agriculture. Les demandes ont fait un bond de 20 % l'an dernier, selon Ecocert, qui accorde le précieux label. Déjà contesté par les rigoristes, car il n'exige «que» 95 % d'ingrédients biologiques, AB a vocation a être remplacé par un écolabel européen. Un pas de plus vers le nivellement par le bas, renchérissent les pionniers. Ses partisans font valoir qu'un label unique pour toute l'Union est une chance pour nos agriculteurs, car il leur ouvre en grand les portes du vaste marché bio européen INDUSTRIEL.

Nous savons donc que dans les produits bio 5 % de la composition du produit peuvent être non bio ! alors on y trouve de l'huile de palme source de déforestation, trouvez vous cela normal ? pour moi, l'image du bio n'est pas celle de la destruction !

Le label Bio est aussi un label qui ferme les portes à l'agriculture raisonnable car la certification coûte cher ... qui peut se l'offrir ?

  • Et bien près de 5 000 paysans d'Afrique de l'Ouest sont en mesure de tirer profit de la popularité croissante des aliments biologiques dans les pays industrialisés grâce à un programme FAO financé par l'Allemagne d'une valeur de 2,4 millions de dollars qui aide ces agriculteurs à répondre à la certification nécessaire de leurs produits et aux autres exigences en matière d'exportation.
  • et certaines régions françaises couvrent partiellement la transition vers l'agriculture bio ...

Ce sont NOUS les particuliers qui faisons bouger les choses par nos actes au quotidien, quelquefois de façon maladroite, mais au moins nous avons le pouvoir d'ORIENTER NOS ACTES D'ACHAT pour que les profits nourrissent le monde et non pas le CAC 40.

A titre d'exemple, en contribuant à la fermeture de ses usines locales, Wal-Mart est donc créateur de chômage. D'un autre côté, plus le chômage et la pauvreté s'accroissent dans le pays, plus les gens se fournissent chez Wal-Mart, où ils trouvent des produits abordables (l'équivalent français de Wal-Mart serait Auchan ou Carrefour, en moins cher).

bio3-2.jpg

Les seules personnes qui pensent que l’agriculture biologique peut nourrir le monde sont des hippies à l’imagination délirante, des mères hystériques et des agriculteurs biologiques arrogants.

Vrai ?

D'après : Le Figaro Reportage de Sophie Roquelle et Christophe Doré

 

 

27.02.2010

Leonor Greyl

LGREY.jpgC'est par hasard que je tombe sur ce produit, semble t'il, MERVEILLEUX !!!!!

Pour conserver une crinière de rêve, appliquez de l'huile dorée de palme !!!!!!!

Adulée par les Top, les VIP et les expertes en beauté, Leonor Greyl a reçu le très prestigieux Prix d'Excellence MARIE CLAIRE en 1999 décerné au titre de la Marque, le Prix des consommatrices du Printemps la même année et l'Oscar de Cosmétique News décerné cette fois par les professionnels du métier. »

La star des huiles pour cheveux : l'huile de Palme de Leonor Grey: cette huile ultra célèbre est utilisée par tous les people de la planète ! Commentaires Ciao

Juliette Binoche, Sofia Coppola, Brad Pitt et Penélope Cruz ne peuvent plus s'en passer.

Nous si, et pour causes ...

La responsable du Forum des Peuples Indigènes à l’ONU estime que dans les années à venir près de 60 millions de personnes seront expulsées de leur territoires par les cultures énergétiques.

 

Nous pouvons donc décerner la palme de l'inconscience à Leonor Greyl

 

Salon de l'Agriculture

Si vous avez lu mon post précédent : Sommes nous directement liés à la faim dans le monde, vous vous êtes peut-être remis en question sur votre mode de consommation, si ce n'était déjà fait.

agri2010.jpgPendant le Salon de l'Agriculture, nous pouvons nous questionner sur un thème qui fait débat, l'animal destiné à l'abattage.

Le consommateur veut des tomates bien rondes, des pommes de terre sans terre, des carottes et des salades lavées, des betteraves déjà cuites ... et surtout des morceaux de viande qui ne ressemblent en rien à un animal.

Les industriels ont su nous faire oublier, que ce jus bien rouge, qui dégouline au fond de notre gorge, c'est du sang ! Les yeux fermés, nous avons confié aux bourreaux, la mission d'abattre à notre place, afin que nos mains restent propres !

Nos chasseurs font bien piètres figures devant toutes les atrocités commises pour mettre notre steak en barquette.

L'activité du secteur de la préparation industrielle de produits à base de viande a connu une légère augmentation en 2007, grâce au dynamisme (!!!) des produits vendus en libre-service et aux produits traiteurs. En 2007, +6,4% pour les marques nationales telle que CHARAL et + 11,7% pour les marques MDD. En 2009, on constate malgré tout une baisse du nombre d'actes d'achat de viande de boucherie de l'ordre de 3,3% ... je ne crois malheureusement pas que ce soit à cause d'une prise de conscience, mais simplement à cause de la baisse du pouvoir d'achat.

Il est utopique de croire, qu'un jour il n'y aura plus de carnivores. De tout temps, l'homo Sapiens a mangé de la viande animale. Certains animaux sont eux mêmes des chasseurs pour se nourrir.

Nous avons le devoir de reprendre le contrôle sur ce qui se passe


Sur ce que les grandes surfaces nous font avaler

Nous pouvons moins consommer, mieux consommer

Boycotter la viande en barquette, boycotter la torture

!!!!!!!!!!

 

Nous avons le choix en consommant moins, de mieux consommer, de privilégier l'achat de la viande en provenance de petits éleveurs RAISONNABLES, nous avons le devoir, de sensibiliser notre famille, nos amis, nos connaissances ...

Les artisans bouchers disparaissent au profit de l'abattage industriel.

Changeons cela par nos actes d'achat quotidiens.

 

20.02.2010

Association Kalaweit

Lorsque des personnes s'investissent pour la sauvegarde de Notre Terre, notre devoir est de les aider un minimum.

kalaweit.jpg

L'association Kalaweit a été créé en 1999 par un jeune varois de 30 ans, Chanee, pour venir en aide aux gibbons et siamangs captifs d'Indonésie.

Kalaweit est aujourd'hui le plus grand centre de réhabilitation au monde de gibbons et siamangs.

gibbon.jpg

L'objectif est de rendre ces gibbons à la vie sauvage après un travail nécessaire de réhabilitation. Ce travail se fait à travers une approche globale, avec protection de l'environnement de ces gibbons (création de réserves naturelles, lutte contre la déforestation due à la culture intensive du palmier à huile) et l'intégration des populations locales à tous les niveaux du projet (exclusivement du personnel local, création d'une école gratuite, aide médicale pour environ 1000 personnes).

Nous sommes également régulièrement appelé à accueillir d'autres animaux à l'image des deux bébés ours malais, actuellement pensionnaires au projet ; mais aussi orang-outan, panthères, crocodiles, nasiques… Kalaweit gère deux centres (Bornéo et Sumatra), réhabilite actuellement 300 gibbons et siamangs et emploie 50 personnes.

vocation_nature.jpgL'humoriste et actrice Muriel Robin est la marraine du projet depuis sa création.

La forêt tropicale d'Indonésie est aujourd'hui plus que menacée !

Le rythme de la déforestation y est effrayant et il est le plus rapide au monde : 2 millions d'hectares par an disparaissent pour être reconvertis massivement en plantations de palmiers à huile.

Selon les estimations, si rien n'est fait, elle aura disparu d'ici 2022... Kalaweit lutte pour préserver cet écosystème en créant des réserves (+ de 65.000ha à ce jour). La forêt et les animaux ne sont pas les seules victimes, de nombreuses ethnies vivent dans ces forêts et sont chassés de leur terres.

L'huile de palme est utilisée dans les secteurs de l'alimentaire et des cosmétiques, on la retrouve dans 1 produit sur 10, car elle est bon marché.

Protégez la forêt et ses habitants, consommez des produits sans huile de palme, comme les cosmétiques Essential Care qui soutient cette association.

 

Soutenez KALAWEIT ! Merci.

 

19.02.2010

Sommes nous directement liés à la faim dans le monde ?

La transition alimentaire (ou nutritionnelle) se passe quand une partie des populations pauvres ont des revenus qui augmentent et consomment davantage de produits végétaux. Si l’enrichissement se poursuit, elles se mettent à consommer bien davantage de protéines d’origine animale ; œufs, viandes de volailles et/ou de porc, lait, en fonction des civilisations.

Pour produire ces protéines, on développe des élevages de granivores, de volailles et de porcs.

Pour produire 1 kg de poulet bas de gamme dans un élevage intensif, on a besoin de 2 kg d’aliments : blé, maïs, tourteaux oléagineux comme le soja.

Pour les porcins, il faut consommer 3 à 4 kg d’aliments pour produire 1 kg de viande.

Un boeuf fournit environ 200 kg de viande (1 500 repas), les céréales qui servent à le nourrir permettraient de servir 18 000 repas. La viande de bœuf produite avec des céréales cultivées sur 1000 m2 nourrit un homme pendant 19 jours. Une surface équivalente, cultivée en soja, nourrit un homme pendant 217 jours ! Pour produire un kilo de protéines animales, il faut 6 fois plus de terre que pour produire un kilo de protéines de soja.

Selon Lester Brown, il faut 2, 5 quintaux de maïs pour faire le plein d’un 4/4 soit 100 litres. Avec la même quantité de maïs, on nourrit un paysan mexicain (mal) pendant un an. Manger ou conduire, il faut choisir ...

Si on veut éradiquer la malnutrition, EN CONTINUANT A CONSOMMER DE LA PROTEINE ANIMALE, il faudrait produire 4 milliards de tonnes en 2050 ! C’est quasiment impossible.

Si l’agriculture intensive a réussi à nourrir davantage de monde, c’est à cause de l’accroissement des rendements avec les OGM. S' il y a accroissement des superficies cultivées ce sera essentiellement au détriment des forêts tropicales, des ethnies qui y vivent et des animaux.

N'est-il pas paradoxal que le Brésil souffre de la faim -- selon la FAO, 16,7 millions de personnes en sont affectées -- alors qu'il est l'un des principaux exportateurs de produits agricoles tels que le soja, le sucre ou le café ?

faim.jpgDans beaucoup de pays, le succès de l'agriculture a été catastrophique pour les populations rurales pauvres. Les pays industriels ont absorbé l'excédent de la population rurale dans d'autres secteurs économiques. Cela a débouché sur des fermes plus grandes et sur des économies d'échelle. Mais dans la plupart des pays en développement, les fermes se sont morcelées davantage et l'exode rural a accru la pauvreté. Les plus vulnérables sont aujourd'hui les petits fermiers et les populations ayant fui les campagnes.

Limiter la consommation de viande dans les pays riches peut figurer parmi les solutions, mais il y a aussi le choix de la souveraineté alimentaire :

Elle répond au besoin fondamental de s'alimenter et au droit des peuples à l'alimentation.

viacampesina-bb5dd.jpg

  • Elle donne priorité à la production locale d'aliments et favorise les circuits courts pour leur transport.
  • Elle permet aux agriculteurs Français et du monde d'aspirer à de meilleures conditions de vie en obtenant une juste rétribution pour le fruit de leur labeur.
  • Elle encourage les fermes familiales et à dimension humaine, et reconnaît l'importance d'un juste partage des profits entre les différents intervenants de l'alimentation.
  • Elle permet aux pays de se protéger - notamment en fixant des tarifs aux frontières - contre le dumping et la concurrence déloyale des États qui subventionnent à outrance leur agriculture.
  • Elle permet un meilleur contrôle des aliments que l'on consomme.

Pour participer à la souveraineté alimentaire, nous devons :

  1. Acheter des aliments produits localement
  2. Directement auprès des agriculteurs
  3. Sur les marchés
  4. Dans les réseaux AMAP, Marchés Paysans, etc ...
  5. Aller dans les restaurants et chez les traiteurs qui favorisent les productions locales
  6. Utiliser notre pouvoir de citoyen-consom'acteur

Choisissons la souveraineté alimentaire comme moteur.

Source principale : Cafés Géographiques


 

 

 

 

14.02.2010

Respire ...

Aujourd'hui, j'avais décidé de me rendre au Salon Bio Respirez la Vie à Rennes.

Je ne sais pas pourquoi, mais je m'attendais à y trouver quelques bons produits frais de ma région, c'était écrit sur le pub, alimentation, vins et marché bio ... comme sur un marché en fait.

Non, non ... rien de tout celarespire.jpg. Un peu de pain, beaucoup de vins et du fromage de brebis. Point final ou presque ! Le pain, je le fais moi même, du vin j'en achète pas souvent et le fromage de brebis c'est pas trop mon truc ! Pour le vin, si vous avez d'ailleurs la possibilité d'acheter un Château Cajus (6€ la bouteille quand même) vous ne serez pas déçus ... à ne réserver qu'aux vrais amateurs ou à moi, lorsque vous m'inviterez. Je leur fait de la pub sans qu'ils le sachent, mais quand c'est bon, il faut le dire.

Attirée par une bonne odeur de vanille, je découvre un jeune homme coiffé d'un drôle de bibi, assis derrière son stand coincé dans l'un des recoins du salon. Son choix de produits est grandiose ! Vanille, Ananas de l'Ile de la Réunion ... des gousses de vanille si fraiches, qu'elles étaient toutes gonflées de leur jus, toutes brillantes, alléchantes ... pourtant durant un court instant, ces gousses m'ont fait penser à des ... limaces bien charnues. Rien à voir avec les gousses rabougries qu'on nous vend partout ! Vous l'aurez compris, j'en ai très envie ... mais je passe mon chemin en promettant de revenir après mon petit tour. Son accent créole ajoute à l'enchantement.

Un peu plus loin, après avoir passé maints stands avec vêtements équitables, huile d'Argan, pierres pour ci et pour ça, jus de poireaux pour les artères, massages "chichi" à 15 € les 20 minutes, savons d'Alep, je passe devant un stand "grec"  (tiens la Grèce on en parle beaucoup en ce moment) ... des olives, de l'huile de l'olive, des olives, de l'huile d'olive ...

- Vous voulez goutez, Madame ?

- Pourquoi pas !

Une olive bien noire, arrive sur ma langue. Je la croque tout doucement et là, comme on dit, ça le fait ! Me voilà partie faire un petit tour en Grèce et quelques souvenirs de saveurs et de senteurs affluent.

Je hoche la tête et souris. Alors Monsieur Truc m'explique un peu, d'où ça vient, comment c'est récolté, comment l'huile est fabriquée ... que l'huile espagnole n'est pas bonne, etc, etc ... de toutes les façons à ce stade, j'avais déjà en tête mon repas du soir : olives en entrée, ananas en dessert ... un bocal de 300g d'olives 4€

Et hop dans mon petit sac.

Tiens, un stand de chaussettes ! pas banal ! justement les miennes avaient des gros "patates" aux talons et viennent donc de rejoindre le tiroir à cirage. Pour reluire c'est top ! Chaussettes pour la marche, chaussettes pour avoir chaud à mes petits pieds, mohair, laine, tout ça au naturel, bingo ... hop dans mon petit sac. 20€ les 5 paires

Un peu plus loin, Monsieur Bernard Benoit me tend des écouteurs. Avant d'aller tout à l'heure sur YouTube, je ne savais pas que c'était lui que j'avais rencontré. Guitare et harpe celtiques, tympanon (c'est un instrument de la famille des cithares) ... apaisement !


Harpes celtiques, olives, ananas, bonne soirée en perspective. Et hop, Avel Dro An Distro, dans mon petit sac. 18 €

tympanon.jpg

Et là, tout à coup dans ma petite tête, j'entends la voix de ma raison, la voix de Consom'action ...

- Eh, n'oublies pas qui tu es devenue !

Alors un peu penaude, je continue de déambuler, sans plus rien regarder.

- Un petit café quand même ? NON !!!

Malgré ma bonne conscience, je retourne quand même chercher mon ananas et mes gousses de vanille 15€ et hop ! dans mon petit sac.

Finalement, j'étais venue acheter quelques produits locaux et de saison, j'ai acheté du créole, du grec, du celte ... j'ai dépensé 57 € et je n'ai rien à manger pour cette semaine !

Mais, j'ai fait quand même quelque chose d'important à mes yeux, et c'est surtout pour cela que je fais ce post, parce que je viens de faire un pas de plus.

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Cela donne ça : Chère Amie

Je tiens tout d'abord à vous remercier sincèrement de la part de toute l'équipe de Greenpeace. En nous rejoignant, vous allez contribuer activement à préserver la planète, en finançant régulièrement les actions menées par Greenpeace. Chacune de nos avancées, chacune de nos victoires obtenues deviennent aussi les vôtres.

Afin de conserver son indépendance politique et sa liberté de parole et d'action, Greenpeace n'accepte aucun financement des gouvernements, des entreprises ou des partis politiques : nous dépendons donc entièrement des personnes, qui comme vous, nous soutiennent et nous permettent de mener nos campagnes en faveur de l'environnement

Alors, si vous aussi avez envie de faire un pas de plus, rejoignez-nous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08.02.2010

Régionales 2010

Quelles sont les prérogatives d'un conseiller régional ?

Il règle les affaires de la région et exerce des compétences notamment dans le domaine de l'action économique : la construction et l'entretien des lycées publics, l'organisation des transports, l'aménagement du territoire, le logement.

Que se passe-t-il au premier tour ?

Au premier tour, la liste ayant la majorité absolue des voix obtient le quart des sièges à pourvoir. Les sièges restants sont répartis à la proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des voix. Si aucune liste n'obtient la majorité absolue, il y a un second tour.

Et en cas de second tour ?

Au second tour, seules les listes ayant eu 10 % des voix au premier tour peuvent se maintenir. La liste qui obtient le plus de voix dispose du quart des sièges à pourvoir. En cas d'égalité, la liste dont les candidats ont la moyenne d'âge la plus élevée l'emporte. Le reste des sièges est réparti à la proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des voix. Les sièges attribués à chaque liste sont répartis entre les sections départementales qui la composent au prorata des voix obtenues par la liste dans chaque département.

Selon L'Humanité,  avec 30 % des intentions de vote, la droite arriverait en tête le soir du 14 mars, selon le sondage TNS-Sofres daté du 2 février. Mais en alignant sous la même étiquette et dès le premier tour toutes ses forces (UMP, NC, CNPT, MFP), la majorité ne disposerait plus d’aucune réserve de voix au second tour, à l’exception du 1 % accordé aux listes divers droite.

 

pedrosa01_750 (1).jpgPartie séparée, la gauche totaliserait quant à elle 47 % des suffrages en additionnant le score du PS (28 %), celui d’Europe Écologie (13 %) et celui du Front de gauche (6 %). Si l’on y ajoute les voix de l’extrême gauche (LO à 3 % et NPA à 3,5 %) le total des voix de la gauche au soir du 14 mars s’élèverait à 53,5 %.

À noter que le PS (28 %) obtiendrait un score plus de deux fois supérieur à celui des écologistes (13 %).

Parmi les électeurs socialistes, 30 % de ceux qui avaient choisi le vote Europe Écologie aux européennes de 2009 reviendraient à un vote PS.

Europe Écologie regroupe Les Verts, les régionalistes de la Fédération régions et peuples solidaires, des démissionnaires du PS ou des dissidents du PCF, des membres d'associations écologistes, ainsi que des personnalités de la société civile comme le chercheur Philippe Meirieu, la magistrate Laurence Vichnievsky, le responsable de la Confédération Paysanne et faucheur d'OGM François Dufour ou le diplomate et résistant Stéphane Hessel. On retrouve également diverses personnalités associatives ou politiques comme Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, Emmanuelle Cosse, ancienne présidente d’Act UpRobert Lion et Bruno Rebelle, respectivement ex-président et ex-directeur de Greenpeace France.

Selon Wikipédia, au second tour, les listes Europe Écologie envisagent de fusionner avec les autres listes de gauche. Par contre, comme dans les autres partis de gauche, l'attitude à prendre vis à vis du Modem fait débat. Europe Écologie espère comme aux européennes de juin 2009, dépasser le PS dans certaines régions pour pouvoir en revendiquer la présidence.

Qui aura gagné les élections régionales ?

Selon Le Point :

D'ores et déjà, on peut établir une grille de lecture selon qu'une ou plusieurs régions basculent dans un sens ou dans un autre :

- Le grand chelem à gauche. Si la droite perd les deux régions qu'elle détient - Alsace et Corse -, ce sera la bérézina pour l'UMP. Même le maintien en poste de François Fillon deviendra incertain. La stratégie du parti unique de la droite sera remise en cause. Martine Aubry deviendra une présidentiable incontournable.

- Si la gauche perd une des régions sur les 20 qu'elle détient, cela restera un résultat honorable. Mais tout dépend de quelle région il s'agit : si c'est Champagne-Ardenne (qui a toujours été à droite jusqu'au précédent scrutin), cela ne constituera pas une belle prise de guerre. Si c'est l'Ile-de-France que l'UMP conquiert, alors la symbolique de la région capitale jouera à plein. Cela pourrait permettre à Nicolas Sarkozy de limiter l'échec et même de le transformer en quasi-victoire nationale.

- Si la droite conserve ses deux régions et en gagne une ou deux supplémentaires, l'Élysée publiera des bulletins de victoire. Le chef de l'État se targuera d'avoir vu juste et que les Français apprécient ses efforts pour moderniser la France. Ce sera encore, comme lors des européennes, une victoire en trompe-l'oeil, mais suffisante pour s'en vanter.

- Dernière hypothèse, aujourd'hui la moins crédible : la gauche perd près d'une demi-douzaine de régions. Les espoirs de Martine Aubry seront balayés et un boulevard attendra Nicolas Sarkozy. À Washington, même Dominique Strauss-Kahn hésitera à se poser en sauveur d'un camp désespérant.

cf : Sylvie Pierre-Brossolette, directrice adjointe de la rédaction et chef du service politique du Point © Le Point

Xavier Bertrand a dénombré quatre régions, peut-être cinq, qui pourraient basculer à droite en 2010. Expert électoral de l'UMP, Alain Marleix pousse le pronostic jusqu'à six, voire sept.

N'oublions pas le désengagement de l'état pour nos régions. N'oublions pas l'augmentation de 172% du salaire du président. N'oublions pas que selon un rapport du Conseil des Prélèvements Obligatoires, les entreprises du CAC 40 paient 2,3 fois moins d'impôts sur les bénéfices que les PME. En cause, des mécanismes d'optimisation fiscale qui ne bénéficient qu'aux grandes entreprises ...

Alors que fait-on ?

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Cyril Pedrosa dans Ecolobulle

 

07.02.2010

Suis-je écolo ?

Est-ce bio que de consommer des produits qui viennent du bout du monde ?

Si nous mangeons bio c’est dans l’idée d’opter pour une démarche respectueuse de l’environnement mais aussi pour faire que nos actes d’achats soient « responsables ».

A quoi sert d’importer des haricots verts de Nouvelle Zélande quand nos producteurs les proposent en saison, à quelques kilomètres de chez nous ? N’est-ce pas absurde ?

Cependant, si nous allons dans une Coop Bio, on s’aperçoit que la plupart des fruits et des légumes proviennent de contrées lointaines, que les plats préparés viennent du bout du monde.

fruitlegume.jpg

Une laitue bio qui a voyagé 5000 km avant de se retrouver dans votre assiette est peut-être moins écolo qu’une laitue, cultivée de façon conventionnelle, par un producteur local. Pourquoi ne pas planter quelques plans parmi vos tulipes … vous aurez au moins le plaisir de récolter votre salade, même si la laver représente un acte que vous avez oublié …

Beaucoup d’écologistes, de scientifiques et d’associations expliquent que consommer Bio n’est pas optimum car la France importe la plupart des produits.

Dans un premier temps, il vaut mieux manger local le plus possible même si les produits concernés ont été obtenus par l’emploi de quelques pesticides, mais il faut faire en sorte que l’agriculture biologique se développe en France.

Il parait donc évident qu’acheter auprès de petits producteurs locaux est beaucoup plus bénéfique en matière de développement durable, mais aussi en matière de développement de l’emploi en France.

Mais n’oubliez pas, une tomate n’est pas forcément ronde, une carotte peut sembler torturée, une pomme de terre provient de la terre, un oignon qui germe peut être replanté, les fraises ne se mangent pas en hiver, il existe des tas de légumes anciens à redécouvrir …. Toutes les fermes d’à côté de chez vous, produisent des œufs, vous y trouverez peut être même d’autres trésors !

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Les AMAP et les livraisons de paniers sont une excellente solution. Vous trouverez une liste sur ce blog.

Selon une étude de l’Agence Bio établie en Octobre 2009 :

      1. 46% des Français consomment au moins une fois par mois des produits biologiques en 2009, suivant ainsi une tendance positive depuis 2007.
      2. Le frein à l’achat des produits biologiques est essentiellement leur prix trop élevé (et même un peu plus qu’en 2008) et le fait que l’acte d’achat n’est pas encore un automatisme en magasin.
      3. L’achat de produits respectueux de l’environnement reste visiblement une valeur sûre pour les 2/3 des Français. Ils estiment d’ailleurs, pour les ¾ que l’agriculture biologique est une solution aux problèmes environnementaux croissants.
      4. Lorsqu’ils font leurs courses, 58% des Français comparent les prix des produits biologiques vs les produits non biologiques et, comme en 2008, 39% considèrent qu’il est normal de payer ces produits plus cher.
      5. La notoriété de la marque AB continue de progresser (87%) et celle du logo européen progresse de façon significative cette année (de 28% à 39%).
      6. Les produits biologiques les plus consommés sont toujours les fruits et légumes (80%), les produits laitiers (71%), les oeufs (62%), et l’huile/produits d’épicerie (56%)

Le lieu d’achat privilégié pour effectuer ses achats de produits Biologiques reste les GMS, loin devant le marché et les magasins spécialisés.

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Ok … c’est plus pratique, mais nous avons vu plus haut, pas forcément écolo !!!

Le principal frein à l’achat de produits bio est le prix qui reste beaucoup plus élevé que ceux de produits de MDD.

L’UFC-Que choisir exige :

  1. Un calcul plus équitable des aides de la PAC, permettant un rééquilibrage des aides en faveur des exploitations en agriculture biologique. Au stade de la production agricole, le montant des aides de la PAC est historiquement lié au rendement à l'hectare, ce qui avantage les modes d'exploitations intensifs au détriment des producteurs biologiques, obligés de vendre plus chers pour équilibrer leur budget.
  2. Que la grande distribution rende le bio accessible au plus grand nombre, en augmentant le nombre de références en rayon et en appliquant les mêmes marges que celles qu'elle applique aux produits conventionnels.
  3. Que l'Observatoire des Prix et des Marges éclaire la formation du prix des produits biologiques.

Devons-nous nous satisfaire de la politique agricole actuelle, ou souhaitons-nous qu’elle change pour mieux intégrer les défis de l’alimentation, de l’environnement et du développement rural ?

panier.jpgLes organisations du groupe PAC 2013 « regrettent également que seuls 129 millions d’euros sur 1,4 milliards d’aides –soit moins de 10%–, soient réorientés vers des pratiques et des systèmes de production plus durables : protéagineux, agriculture biologique et nouveaux défis (changement climatique, énergie renouvelable, biodiversité, eau...). Et en ce qui concerne l‘agriculture biologique, l’enveloppe prévue n'est pas à la hauteur de l'engagement du Grenelle de parvenir à 6% des surfaces en 2012. »

Pourtant l’offre bio en France est un objectif prioritaire, qui a été repris par le Grenelle de l’Environnement et le Plan de développement de l’agriculture biologique « Horizon 2012 », lancé en 2008.

Il ne nous reste plus qu’à soutenir les Amis de la Terre avec leur groupe PAC 2013 pour que la France atteigne les 6% prévus.

 


25.01.2010

Boycottons Bolloré

Exploitation de salariés dans les plantations d'huile de palme (Cameroun)

Au Cameroun la Société camerounaise des palmeraies (SOCAPALM), détenue à près de 40 % par le groupe français Bolloré depuis sa privatisation en 2000, gère plusieurs plantations de palmiers à huile. Dans une de ces gigantesques plantations d'une superficie de 9000 hectares, à Kienké, au sud-ouest du pays, la SOCAPALM emploie plusieurs milliers de personnes pour la coupe, la récolte et le transport des régimes.

«Une journée ne suffit pas pour décrire nos souffrances», assure Albert, un ouvrier. Depuis plusieurs années, il vit en permanence dans la palmeraie. Six jours par semaine, il coupe de lourds régimes de noix de palme. Sans gants pour protéger ses mains : ses paumes ont pris la couleur orange des noix que Socapalm transforme en huile de cuisine. Chaque matin, il s’entasse avec ses collègues et le matériel de coupe dans les camions, des épaves, qui s’enfoncent dans la plantation pour charger les régimes. Le soir, il doit marcher, parfois sur une quinzaine de kilomètres, pour rentrer dans un des sept campements d’ouvriers installés au cœur de la plantation.

bolloré.jpg

Les conditions de travail de ces ouvriers ont été décrites par plusieurs journalistes qui ont enquêté sur place depuis 2008 comme proches de l'esclavage. Les hommes y travaillent six jours par semaine, parfois sans aucune protection malgré la dangerosité de ce travail très physique, ni aucune protection sociale. Les salaires de misère restent parfois impayés pendant plusieurs mois par les sous-traitants chargés de les recruter, ce qui décourage ceux qui veulent récupérer leur dû. Les droits syndicaux ne sont pas non plus respectés : un leader syndical qui opposait une résistance à ces conditions dégradantes a même été arrêté avant de subir des menaces de mort . Outre leur travail, les ouvriers sont aussi contraints de vivre dans des conditions inhumaines, dans un campement surpeuplé sans eau, ni sanitaires, et quelques heures seulement d'électricité par jour, tandis qu'aucune demande d'amélioration de ces conditions n'a jamais abouti.

Pour les populations environnantes enfin, les impacts de la plantation de Kienké sont considérables : expropriation de leurs terres, destruction irréversible de la forêt dont ils tirent leur subsistance, pollution des cours d'eaux par des produits chimiques...

Ce cas est révélateur des conséquences désastreuses des plantations d'huile de palme, énormément consommée dans les produits alimentaires ou cosmétiques consommés dans les pays industrialisés, mais dont les impacts sociaux et environnementaux sont considérables dans les pays du Sud.

La Société Camerounaise de palmeraies (Socapalm) a un important projet d'investissement qui s'étale de 2009 à 2013 et qui touche principalement les secteurs agricoles et industriels du leader du marché camerounais de producteur d'huile brute, qui détient 42% des parts de ce march générale de la Socapalm a décidé d'une augmentation du capital de l'entreprise par appel public à l'épargne et de l'introduction de la société en bourse à la Douala Stock Exchange (Dsx).

L'Etat du Cameroun, actionnaire de la Socapalm apporte son soutien à l'opération.

  1. Si vous boursicotez, n'achetez pas ces valeurs !!!

Le groupe Bolloré est un groupe agricole qui cultive :

  1. des palmiers à huile et des hévéas en Afrique et en Asie sur plus de 100 000 hectares,
  2. des céréales aux États-Unis,
  3. des vignes en France et plus précisément "Domaine de la Croix Valmer".

Bolloré contrôle aussi Direct 8, les quotidiens gratuits Direct Soir et Direct Matin Plus en partenariat avec Le Monde, la SFP, la Hub Télécom ... il entretient une flotte d'avions d'affaires, activité bien connue pour certaines pratiques controversées, c'est aussi un industriel ... il conçoit, fabrique et commercialise :

  1. des films plastiques et de papiers minces, en particulier du papier mince pour l'édition, le film polypropylène et les films thermorétractables ; cette activité est le prolongement de l'activité historique de fabrication du papier ; elle nécessite la maîtrise de procédés industriels de haute précision,
  2. des batteries de haute performance pour les véhicules électriques,
  3. des bornes interactives, des bornes de péages et tout un éventail de terminaux et de systèmes de ce type.

bluEcar.jpgBolloré et Pininfarina ont mis en place une joint venture 50-50 au début de 2008 dans le but de concevoir, développer, fabriquer et distribuer une voiture électrique avec des caractéristiques techniques révolutionnaires; Ils estiment une livraison de 4000 voitures en 2010 pour aller jusqu'à 15000 après 2012.

Qui va acheter ces voitures ? L'état français ? Donc vous et moi ... nous cautionnerons ainsi un industriel véreux !

En définitive, pour boycotter Bolloré, n'achetez pas d'actions Socapalm, n'achetez pas de vin La Croix Valmer, arrêtez de regarder Direct 8, et surtout, n'achetez par la BluEcar !!!

 

22.01.2010

Emballage et suremballe

 

pointvert.jpg Le Point vert apposé sur l’emballage ne signifie pas que celui-ci sera recyclé. Il matérialise seulement la contribution obligatoire et pourtant dérisoire du fabricant pour le traitement des déchets (en moyenne 0,06 € par emballage).

Chaque année, en France, plus de 12 milliards de sacs sont ENCORE distribués dans les supermarchés, auxquels viennent s’ajouter les sacs publicitaires (FNAC, Go Sport…) et les sacs pour les fruits et légumes; ce qui représente un total de 160000 tonnes de plastique et donc autant de déchets à traiter pour un coût avoisinant les 100 millions d'euros.
On estime à 122 millions, le nombre de sacs présents sur le littoral français de façon continue et permanente (leur dégradation pouvant durer 400 ans). Au-delà de l'impact visuel et parfois sanitaire, plus d'un million d'oiseaux et 100000 mammifères marins et tortues sont chaque
année, à cause d'eux, victimes d'étouffement, d'occlusion intestinale, etc.
Un sac évité aura invariablement moins d’impact sur l’environnement qu’un sac plastique fabriqué pour lequel il aura fallu extraire de la matière première, la transformer, la transporter, puis la traiter !!
poussette_marche.jpg
Nos grands-mères utilisaient leurs jolis paniers pour aller sur le marché, mais aussi la fameuse poussette de marché.  Ringard ! pas du tout vous pouvez afficher vos couleurs ... pratique dans le coffre de votre voiture, elle vous suit partout.
Alors, sur votre budget du mois de Février, prévoyez cet achat ... si fun !

L'enseigne de ce produit "Derrière la Porte" ...
Vous avez aussi, un fabricant en France ... les produits sont un peu moins "funny" mais leur utilité est la même.
Comment repérer un emballage respectueux de l'environnement ?
  1. Secouer les paquets et les boîtes. Le bruit témoigne d’un faible remplissage.
  2. Faire attention aux matières : le carton, le verre ou le métal se recyclent bien. Préférer ces emballages.
  3. Les portions individuelles de fromage ont souvent trois emballages.
  4. Demandez-vous si vous pourrez réutiliser l’emballage, par exemple un pot de moutarde en un verre de table, une boîte à biscuits en métal pour d’autres biscuits ou du sucre de canne en morceaux.
  5. Les dosettes, capsules, portions individuelles sont forcément sur-emballées.
  6. Demandez-vous si le produit que vous achetez a besoin d’un emballage. Une gomme, un stylo, s'achète au détail en librairie. Un fard à paupière, une crème de soin, dans de nombreux commerce de DETAIL.
  7. Comparez les emballages, vous verrez que certains produits sont beaucoup plus emballés que d’autres.

    L’habitude vient vite !


    Faites en votre nouveau jeu !

    Détourné de ses fonctions premières, l’emballage représente un coût important pour la santé, l’environnement et le portemonnaie. Tous emballages confondus, les yaourts représentent le plus grand nombre d’emballages, soit 8 500 millions par an. L’augmentation du nombre d’emballages due à la multiplication des petits conditionnements pose de nombreux problèmes environnementaux sans répondre à un réel besoin.

    nesspresso.jpg

    Par exemple, le café en mini-doses utilise 10 fois plus d’emballage qu’un paquet de 250g et génère donc 10 fois plus de déchets.

    Avons nous oublié les cafetières italiennes en acier inoxydable. Il en existe aujourd'hui un bon nombre, compatible avec tous les feux (y compris l'induction)TROIS FOIS MOINS CHER que les Nespresso et autres nouvelles cafetières.

    Venus.jpg

    Relancez la mode. Vous contribuerez au développement européen.

    Et n'oubliez pas ! Choisissez votre café en fonction de son emballage.

    Vous pouvez faire un petit tour vers ma page sur le café et aussi, pour en savoir plus sur le sur-emballage, cliquez ici, vous y trouverez un guide très précis.

     

     

    20.01.2010

    Pollution et déchets

    L'Histoire des Choses


    D'où viennent les choses que nous achetons? Où vont-elles quand on les jette ?

    Annie Leonard a voyagé à travers le monde pendant dix ans pour le comprendre. L'histoire des choses est un documentaire américain animé montrant avec pertinence et pédagogie le cycle de vie de nos objets.

    De l'extraction des ressources naturelles, à la production, à la distribution, à la consommation et à l'élimination. Avec humour, il nous invite à réfléchir sur le système actuel et à le repenser pour l'avenir de notre chère planète.

     

    18.01.2010

    Huile de palme durable = CSPO

    Pour juger de l'engagement des industriels et des supermarchés pour une huile de palme "plus respectueuse de l'environnement", le WWF a initié fin octobre 2009 la première Palm Oil Buyers' Scorecard : un classement qui compare la durabilité de la politique d'achat de quelques grands utilisateurs européens d'huile de palme. Cette étude sera réalisée tous les 2 ans.

    Les résultats sont médiocres : seul 19% de l'huile de palme certifiée disponible est achetée.

    Alors qu'une offre en huile de palme existe et est disponible, seulement 10 des 59 entreprises évaluées tiennent leurs engagements à acheter et à utiliser de l'huile de palme durable.

    1. 10 entreprises françaises apparaissent dans ce classement mais seules 2 entreprises françaises (The Body Shop et L'Oréal) utilisent aujourd'hui de la CSPO.
    2. Nous pouvons noter aussi qu'Unilever fait lui aussi partie de ce classement, alors qu'il ne s'est engagé à utiliser cette huile certifiée qu'en 2015. Il a cependant résilié son contrat avec Sinar Mas.
    3. A leur suite, les bougies La Française, Carrefour, Ikea et Nestlé
    4. Puis en mauvais élèves Danone et Leclerc
    bonnetdane.jpg
    • Les entreprises françaises et européennes qui n'ont aucun engagement en la matière et qui obtiennent les plus mauvais scores sont Aldi, Auchan, Brioche Pasquier, Géant Casino, Les Mousquetaires (Intermarché), Magasin U, Metro, Spar

    WWF juge cette situation "d'autant plus préoccupante qu'un premier classement avait été édité en 2008 et que 11 000 signatures demandant un engagement contre la déforestation liée au soja et à l'huile de palme avait été alors récoltées.

    Les entreprises ne peuvent donc pas dire qu'elles ne savaient pas et que l'opinion publique française n'est pas au fait de cette question."

    La Banque mondiale vient d’annoncer qu’elle n’accorderait plus de prêt aux compagnies de plantations de palmiers à huile tant qu’elles ne seront pas en mesure de garantir que son financement ne causera aucun dommage social et environnemental.

    Cette initiative a été prise après des années de protestation des peuples indigènes et des ONG contre la destruction sociale et environnementale causée par les plantations de palmiers à huile.

    La décision de la Banque mondiale ‘est une victoire majeure… C’est le résultat d’une longue lutte des peuples indigènes d’Indonésie, menée par l’Allliance des peuples indigènes de l’Archipel (AMAN), et grâce au soutien d’ONG telles que Sawit Watch et Forest Peoples’ Programme (FPP),’ a déclaré Victoria Tauli-Corpuz, présidente du Forum permanent sur les questions indigènes des Nations unies.

    penans.jpg

    La décision a été prise moins d’un mois après la publication d’un rapport interne de la Banque mondiale qui concluait que les prêts accordés au groupe d’exploitation d’huile de palme Wilmar, opérant en Indonésie, violaient les propres normes sociales et environnementales de la Banque. Ce rapport a fait l’objet d’une plainte de Samit Watch et d’autres organisations dirigée contre la Banque.

    Comme en Indonésie, l’huile de palme a également des effets dévastateurs dans de nombreux pays et plus particulièrement en Malaisie ou en Colombie.

    Une seule solution : cesser l'importation et la consommation d'huile de palme

    17.01.2010

    Boules de lavage

    Je viens de vous parler de la nanotechnologie.

    Outre le fait que vous allez trouver cette technologie dans votre nourriture, vous la trouverez aussi dans d'autres processus.

    Une boule est prévue pour mille lavages environ. Hum…

    Les billes de céramique s’useraient-elles si vite ? On vous conseille également de faire sécher ces boules au soleil, une fois par semaine si possible, pour les recharger. Bizarre… mais magnifique : la lessive à l’énergie solaire !

    Et on aurait attendu le vingt-et-unième siècle pour inventer un moyen si simple de laver, irréprochable, fonctionnant avec de simples billes de céramique habillées de plastique qu’il suffirait de faire bronzer ?

    Ils roupillaient ou quoi, nos ancêtres ?

    La réponse est tout autre, bien sûr : ces boules et billes, fabriquées en Asie, sont le fruit des plus hautes technologies, celles qui utilisent des particules se mesurant en milliardième de mètre et que l’on appelle de ce fait les « nanotechnologies ».

    La céramique des billes, elle, n’en est que le support…

    Un problème ?Peut-être. Mais pas sûr. Une question, donc. Et cette question tourne autour de tels enjeux qu’elle nous dépasse largement.

    Si le mot danger n’est pas encore à l’ordre du jour, le mot risque est lui bien d’actualité.

    La seule certitude est donc que les produits issus des nanotechnologies s’imposent accompagnés d’une bien coupable discrétion. Notamment dans le milieu bio, avec ces gammes solaires qu’élaborent pourtant les marques les plus respectables. Quel consommateur, parmi les utilisateurs de ces crèmes ou laits, sait qu’il enduit sa peau (ou celle de son enfant) de nanoparticules ?

    Source : satoriz

    Nanotechnologies

    OGM de deuxième génération en préparation, plantes mutées déjà commercialisées… Que nous préparent encore les apprentis sorciers du 21ème siècle ?

    L'irradiation est appelée pudiquement "ionisation" voire "pasteurisation à froid", termes marketing utilisés pour ne pas faire peur au consommateur.

    Cette irradiation de certains aliments (liste restrictive mais étendue) fonctionne dans des centres utilisant le Césium 137 ou le Cobalt 60. Il y en a sept installés en France, classés INB (installation nucléaire de base), où de plus les contrôles sont insuffisants. Ces pratiques, non seulement "tuent" la vitalité du produit et détruisent jusqu'à 80% de ses vitamines et micro-éléments, mais donnent des produits qui seraient dangereux pour l'être humain. 
    nanotechnologie.jpg
    L'irradiation est utilisée pour détruire les micro-organismes (micotoxines, insectes microscopiques...), ralentir la dégradation d'aliments et pour prolonger de fait leur durée de présentation (ça pourrit moins vite).

    Il existe d'autres moyens d'y remédier, et en particulier un changement profond dans les conditions d'élevage intensif et de stockage de masse, qui favorisent la présence de bêbêtes indésirables. Cependant, face à l'augmentation des risques d'intoxication aux salmonelles et autres maladies d'origine bactérienne, l'industrie préfère pousser à l'augmentation, par palliers, des doses de rayons autorisées.

    Tout bénéf pour l'industrie, qui voit ainsi ses produits en apparence préservés de la contagion, les délais de vente prolongés, l'exportation favorisée – sauf que... cela détruit l'aliment et engendre par exemple des mutations cellulaires au sein des graisses animales.  
    "Le tissu est pulvérisé... l'ADN est détruit" (CRIIRAD).

    Une expérience en 2002 sur des rats de laboratoire a démontré qu'une alimentation en viande irradiée (qui possède des cellules à cyclobutanones) engendrait des occurences de cancer du côlon.

    Bizarrement, si le Comité Scientifique de l'Alimentation (SCF, Scientific Committee on Food) de l'U.E. reconnaît la toxicité de ces cellules nouvelles, il a refusé de reconnaître la gravité du risque sous prétexte qu'une expérience en labo n'a rien à voir avec la situation en réel et "donc" qu'il n'y a pas à mener d'étude sur l'Homme, point barre. Pression des intérêts financiers de l'industrie agro-alimentaire et nucléaire?

    Inquiétant!

    Un ancienne étude menée en Inde avait aussi montré le potentiel cancérigène d'une alimentation contenant des produits irradiés. Pour le reste, i l ya un grand vide en matière de travaux de recherche sur le sujet, surtout de la part d'organismes vraiment indépendants. 

    La France continue à irradier et à importer des aliments ionisés par dizaines de tonnes. Au niveau européen, seules les herbes aromatiques surgelées (plus épices et condiments) sont autorisées à irradiation, mais quelques pays y ajoutent leur propre liste.

    La France compte ainsi 15 catégories d'aliments concernés:

    légumes secs ET fruits secs, viandes de volaille, abats de volaille, volaille en morceaux, blanc d'oeufs, flocons et germes de céréales pour produits laitiers, farine de riz, fromage au lait cru, crevettes congelées décortiquées, cuisses de grenouilles congelées, sang seché/plasmas (pour boudin), oignon, ail, échalotte, gomme arabique, caséine. On en trouve donc jusque dans les aliments pour bébés (flocons et germes de céréales).

    Actuellement, 5 pays de l'Union Européenne autorisent l'irradiation d'aliments : la Belgique, la France, les Pays Bas, l'Italie et le Royaume-Uni. Certains pays de l'U.E autorisent l'irradiation pour d'autres produits alimentaires que ceux qui sont traités par la France. Ainsi, le Royaume-Uni pratique l'irradiation pour les légumes, les fruits, les céréales et les poissons.

    Ces produits peuvent circuler LIBREMENT ou bien être incorporés dans des plats cuisinés ou dans d'autres produits agro-alimentaire, de pays n'autorisant pas l'irradiation de ces aliments.

    Les certificats et labels biologiques excluent toute irradiation de leurs produits.

    En attendant, tant que les gens ne réagissent pas, le scandale est bien préservé. Vous DEVEZ signer la pétition en ligne et faire suivre.

    Sources : Forum Doctissimo, Collectif contre l'irradiation des aliments, Basta