07.02.2010
Suis-je écolo ?
Est-ce bio que de consommer des produits qui viennent du bout du monde ?
Si nous mangeons bio c’est dans l’idée d’opter pour une démarche respectueuse de l’environnement mais aussi pour faire que nos actes d’achats soient « responsables ».
A quoi sert d’importer des haricots verts de Nouvelle Zélande quand nos producteurs les proposent en saison, à quelques kilomètres de chez nous ? N’est-ce pas absurde ?
Cependant, si nous allons dans une Coop Bio, on s’aperçoit que la plupart des fruits et des légumes proviennent de contrées lointaines, que les plats préparés viennent du bout du monde.

Une laitue bio qui a voyagé 5000 km avant de se retrouver dans votre assiette est peut-être moins écolo qu’une laitue, cultivée de façon conventionnelle, par un producteur local. Pourquoi ne pas planter quelques plans parmi vos tulipes … vous aurez au moins le plaisir de récolter votre salade, même si la laver représente un acte que vous avez oublié …
Beaucoup d’écologistes, de scientifiques et d’associations expliquent que consommer Bio n’est pas optimum car la France importe la plupart des produits.
Dans un premier temps, il vaut mieux manger local le plus possible même si les produits concernés ont été obtenus par l’emploi de quelques pesticides, mais il faut faire en sorte que l’agriculture biologique se développe en France.
Il parait donc évident qu’acheter auprès de petits producteurs locaux est beaucoup plus bénéfique en matière de développement durable, mais aussi en matière de développement de l’emploi en France.
Mais n’oubliez pas, une tomate n’est pas forcément ronde, une carotte peut sembler torturée, une pomme de terre provient de la terre, un oignon qui germe peut être replanté, les fraises ne se mangent pas en hiver, il existe des tas de légumes anciens à redécouvrir …. Toutes les fermes d’à côté de chez vous, produisent des œufs, vous y trouverez peut être même d’autres trésors !

Les AMAP et les livraisons de paniers sont une excellente solution. Vous trouverez une liste sur ce blog.
Selon une étude de l’Agence Bio établie en Octobre 2009 :
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- 46% des Français consomment au moins une fois par mois des produits biologiques en 2009, suivant ainsi une tendance positive depuis 2007.
- Le frein à l’achat des produits biologiques est essentiellement leur prix trop élevé (et même un peu plus qu’en 2008) et le fait que l’acte d’achat n’est pas encore un automatisme en magasin.
- L’achat de produits respectueux de l’environnement reste visiblement une valeur sûre pour les 2/3 des Français. Ils estiment d’ailleurs, pour les ¾ que l’agriculture biologique est une solution aux problèmes environnementaux croissants.
- Lorsqu’ils font leurs courses, 58% des Français comparent les prix des produits biologiques vs les produits non biologiques et, comme en 2008, 39% considèrent qu’il est normal de payer ces produits plus cher.
- La notoriété de la marque AB continue de progresser (87%) et celle du logo européen progresse de façon significative cette année (de 28% à 39%).
- Les produits biologiques les plus consommés sont toujours les fruits et légumes (80%), les produits laitiers (71%), les oeufs (62%), et l’huile/produits d’épicerie (56%)
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Le lieu d’achat privilégié pour effectuer ses achats de produits Biologiques reste les GMS, loin devant le marché et les magasins spécialisés.

Ok … c’est plus pratique, mais nous avons vu plus haut, pas forcément écolo !!!
Le principal frein à l’achat de produits bio est le prix qui reste beaucoup plus élevé que ceux de produits de MDD.
L’UFC-Que choisir exige :
- Un calcul plus équitable des aides de la PAC, permettant un rééquilibrage des aides en faveur des exploitations en agriculture biologique. Au stade de la production agricole, le montant des aides de la PAC est historiquement lié au rendement à l'hectare, ce qui avantage les modes d'exploitations intensifs au détriment des producteurs biologiques, obligés de vendre plus chers pour équilibrer leur budget.
- Que la grande distribution rende le bio accessible au plus grand nombre, en augmentant le nombre de références en rayon et en appliquant les mêmes marges que celles qu'elle applique aux produits conventionnels.
- Que l'Observatoire des Prix et des Marges éclaire la formation du prix des produits biologiques.
Devons-nous nous satisfaire de la politique agricole actuelle, ou souhaitons-nous qu’elle change pour mieux intégrer les défis de l’alimentation, de l’environnement et du développement rural ?
Les organisations du groupe PAC 2013 « regrettent également que seuls 129 millions d’euros sur 1,4 milliards d’aides –soit moins de 10%–, soient réorientés vers des pratiques et des systèmes de production plus durables : protéagineux, agriculture biologique et nouveaux défis (changement climatique, énergie renouvelable, biodiversité, eau...). Et en ce qui concerne l‘agriculture biologique, l’enveloppe prévue n'est pas à la hauteur de l'engagement du Grenelle de parvenir à 6% des surfaces en 2012. »
Pourtant l’offre bio en France est un objectif prioritaire, qui a été repris par le Grenelle de l’Environnement et le Plan de développement de l’agriculture biologique « Horizon 2012 », lancé en 2008.
Il ne nous reste plus qu’à soutenir les Amis de la Terre avec leur groupe PAC 2013 pour que la France atteigne les 6% prévus.
20:26 Publié dans Consom'action | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bio, équitable, éthique














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